Dans l’univers musical d’alain Farah

Stéphane Plante

2022-09-22T07:00:00.0000000Z

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Quebecor Media

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Porte Monnaie

Alain Farah s’intéresse non seulement à la musique, mais aussi à tous les phénomènes sociologiques l’entourant. Alors que son roman Mille secrets, mille dangers sera adapté pour la scène dans le cadre du Festival international de littérature qui se déroule du 23 septembre au 2 octobre, l’écrivain nous fait l’étalage des grandes périodes musicales qui ont traversé sa vie. Qu’est-ce que tes parents écoutaient comme musique ? Mon père avait quelques albums classiques : Joe Dassin, Françoise Hardy… Ma mère tripait sur Claude Barzotti, Didier Barbelivien… Côté québécois, c’était l’émergence de Marie Carmen, Laurence Jalbert, Martine St-clair. Est-ce que tu joues d’un instrument ? En voyant Slash (du groupe Guns) sur un rocher perché dans le désert avec sa Les Paul et son solo de November Rain, je voulais jouer de la guitare. Mais je n’ai jamais eu de talent en musique. Alors qu’avec Nirvana, il y avait une simplicité dans la manière de jouer. Je pouvais repiquer les albums. Le premier album que tu as acheté avec ton argent ? Nevermind de Nirvana. C’était peut-être en 92. J’ai encore cette copie. Est-ce que tu écoutes certains genres de musique qui pourraient nous surprendre ? J’aime beaucoup la musique pop. Il y a des tounes de Marie-mai qui me font triper. Lady Gaga, pour moi, c’est une des grandes artistes que j’ai écoutées. Le diptyque The Fame et The Fame Monsters, c’est des albums que j’adore. Comme auteur, est-ce qu’on t’a déjà approché pour écrire des chansons ? On ne m’a jamais demandé officiellement et je ne saurais pas comment faire. Ce que j’ai commencé à faire et qui me fait vraiment triper, c’est de lire les paroles de mes amis. J’ai eu une super expérience avec mon ami Luis Clavis. On fait beaucoup d’exercices comme jaser ensemble des textes. Ça me permet d’apprendre comment une toune se crée. Le premier show qui t’a marqué ? Hole au Métropolis en octobre 94. C’était une soirée inoubliable. Aussi, j’avais tripé sur Get a Grip d’aerosmith. C’était trop dur de vendre l’idée à ma mère d’aller passer une journée à Lollapalooza. Alors j’ai fait un compromis. Je lui avais dit : « Je vais aller voir Aerosmith au Forum… » Mais c’est un regret parce que je n’ai pas pu voir Smashing et Beastie à Lollapalooza. Le line up de 94, c’est de la folie ! Il y avait A Tribe Called Quest je pense, The Breeders. Est-ce que la mort d’un chanteur ou d’une chanteuse t’a déjà affecté ? La mort de [Kurt] Cobain, comme on avait assisté à tout ça en temps réel, ça me frappe aujourd’hui. Ça a eu un impact disproportionné sur moi. Une mort qui m’a fait du mal est celle d’une artiste que j’avais suivie depuis ses débuts : Amy Winehouse. On sentait que ça n’allait pas bien. Pour moi, c’est une grande dame. Son premier album, Frank, je le trouve fou raide. Et les groupes séparés que tu aurais aimé voir ? Je rêverais de voir le Velvet. Mais les revivals ça ne me fait pas triper. La musique, ça existe dans le présent avant tout. Je suis content d’avoir vu Cat Power, Moist et Marilyn Manson en show. Ta trame sonore de film préférée ? Je ne suis pas original mais c’est Pulp Fiction. Tarantino, en 94, m’ouvre à beaucoup de choses. J’ai connu Urge Overkill grâce à lui. J’ai connu Bruce Springsteen à cause de Philadelphia. Pulp Fiction et Trainspotting, c’est deux soundtracks très marquantes. J’aime beaucoup la musique de film. Je vais partir sur des trips de John Williams ou Hans Zimmer. Ton dernier coup de coeur musical ? Récemment, Virginie, ma femme, m’est arrivée avec un band qui s’appelle La Femme. Je ne connaissais pas ça. Il y a une track qui s’appelle Le vide est ton nouveau prénom qui m’obsède.

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